Les personnages de films indissociables de leurs lunettes de soleil

par Arnaud  -  21 Mars 2013, 12:01

Si les lunettes noires sont devenues un accessoire indispensable pour se protéger du soleil ou du regard d'autrui dans la vie réelle, elles ont marqué à leur manière le 7ème Art et souligné la réussite au box-office de certains films restés emblématiques...

Petit tour d'horizon anachronique au pays des verres fumés

Souvenez-vous de l'apparition iconique de Sue Lyon, alias Lolita dans le film éponyme de Stanley Kubrick (1962), arborant de façon scandaleuse sa fameuse paire de lunettes de soleil en forme de coeur, cerclée de rouge incandescent ! Ou bien de celles non moins remarquables de la magique Audrey Hepburn dans Breakfast at Tiffany's (Diamants sur canapé de Blake Edwards), déambulant tout au long du film, le nez chaussé d'une célébrissime paire de lunettes noires qui lui donnait une classe infinie et amorçait en même temps l'émancipation féminine américaine, suivie de près par celle de tout l'Occident ! Suivront celles remarquées dans le film de Pietro Germi - Divorce à l'Italienne, 1961 - portées avec brio par le séduisant Marcello Mastroianni.

Les lunettes noires, un signe d'émancipation

Jusque-là exclusivement réservées aux hommes et soulignant leur virilité, les lunettes noires vont devenir un attribut féminin et souligner une idée de liberté et de subversion qui ne cessera d'être incarnée par le 7ème Art à l'échelle de la planète !

Après avoir marqué une forme de rébellion, grâce à des héros comme ceux du film-culte et initiatique Easy Rider (Dennis Hopper, 1969) qui chevauchaient leurs cylindrées cultissimes, le regard dissimulé derrière des verres fumés, les lunettes noires ont investi le grand écran dans les années 70 à 80 avec des figures marquantes comme Jack Nicholson (Chinatown de Roman Polanski, 1974) ou Clint Eastwood, incarnation fidèle de l'inspecteur Harry dans Magnum Force (1973).

Les lunettes noires et le cinéma américain

Dans les années 70, elles prendront l'accent américain pour protéger héroïquement les protagonistes du regard des autres. D'Eliott Gould dans MASH (1970) à Robert Duvall dans Apocalypse Now (1979), en passant par Al Pacino dans Serpico (1973) ou Dustin Hoffman dans Le récidiviste (1978), sans oublier le charismatique Taxi Driver incarné avec brio par Robert de Niro... Les lunettes noires viendront envahir l'écran, pour le plus grand plaisir des cinéphiles !

Et la France dans tout ça ?

Mais le cinéma français n'est pas en reste côté lunettes avec des figures célèbres comme celles de Belmondo et de Jean Seberg, qui donneront un accent tout particulier aux lunettes noires, portées en pleine Nouvelle Vague pour le film de Jean-Luc Godard (A Bout de souffle, 1960), ou de celles arborées par Alain Delon dans Le Samouraï de Melville (1967) ou bien encore avec celles incarnées magistralement par Jean Gabin dans Le Cave se rebiffe (Gilles Grangier) en 1961, jusqu'à celles plus discrètes de Jean-Louis Trintignant dans Z de Costa-Gavras...

Intrigantes et atout charme féminin et masculin, les lunettes noires ne connaissent pas la crise et continuent d'inonder la pellicule au fil du temps.
De Terminator à Invisible Man, en faisant un détour par Risky Business en 1983 avec l'interprétation remarquée de Tom Cruise, s'affranchissant de sa famille et entrant dans l'âge adulte, galvanisé par cet accessoire, les lunettes noires continuent leur traversée cinématographique...

Elles se feront particulièrement remarquer dans la comédie musicale américaine The Blues Brothers de John Landis (1980) ou, encore plus proches, dans le célèbre Men in Black (1997) - dans lequel les héros portent des lunettes noires de jour comme de nuit... - ou encore dans Matrix (1999), pour ne citer que ces blogbusters qui ont laissé des traces indélébiles dans nos mémoires de cinéphiles et dans lesquels l'omniprésence des lunettes noires n'a fait qu'accentuer l'effet...

Les personnages de films indissociables de leurs lunettes de soleil
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